Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 16:09

 

Intervention sur le Projet initial du Plan local d'urbanisme, conseil municipal de janvier 2012.

 

Nous nous félicitons de l'engagement pris par notre municipalité dans la conversion de notre Plan d'Occupation des Sols , vieux de plus de 20 ans, en Plan Local D'Urbanisme, avec, cerise sur le gâteau, une approche environnementale.

Nous sommes parfaitement conscient des difficultés et de la surcharge de travail que cette démarche a occasionné aux agents du service de l'Urbanisme et nous les remercions d'autant plus chaleureusement, d'y avoir adhérer avec enthousiasme.

 

Si nous partageons largement la présentation qui vient de vous être faite du PADD ou Projet d'Aménagement et de Développement Durable, quelques points d'inquiétude subsistent à nos yeux.

 

Les enjeux d'aujourd'hui sont CLAIRS, PRIMORDIAUX, puisque VITAUX:

  • L'épuisement des énergies fossiles et des minerais, dont l'uranium,

  • Le réchauffement climatique induits par les gaz à effet de serre du chauffage ou de la climatisation des bâtiments et des gaz d'échappement des transports

  • L'alimentation de 9 milliards d'individus en 2050 dont rappelons le, dores et déjà, 1 milliard souffre de la faim.

 

Si nous voulons que la population blésoise croisse, nous devons tendre vers la construction de 350 logements par an, y compris en réduisant la vacance très importante dans notre ville.

 

Tous les politiques et les élus en conviennent  depuis plus de 20 ans et claironnent qu'il faut que cela cesse ! Mais.... de quoi parlons-nous?

Tous les 10 ans la valeur d'un département français est bétonné sauf que maintenant, ce n'est plus tous les 10 ans, mais tous les 4 ans d'après la SAFER. Et nous les élus de Blois, que faisons nous pour que cela cesse sur notre territoire?

 

Des possibilités de construction pour de nouveaux quartiers ont été identifiés à Villierfins et à Saint Georges. Soit, mais il faut savoir être économe de ces terrains. Faire de la politique, ce n'est pas vouloir faire plaisir à tout le monde.

 

La DENSIFICATION est la clef permettant

  • de limiter l'étalement urbain , par conséquent de réduire les transports,

  • et d'obtenir une meilleure efficacité énergétique des bâtiments.

 Il ne s'agit pas, bien sur, de reproduire les barres des années 60-70, qui d'ailleurs offraient une très mauvaise densité à l'hectare, mais la densité qu'un habitat innovant d'un écoquartier doit pouvoir offrir. Un mode de vie durable passe aussi par une réduction de l'impact environnemental des transports. Le développement des villes « à la française » a été conditionné et orienté jusqu'à nos jours par l'usage exclusif de la voiture.

Il faut donc dorénavant envisager différemment l'aménagement de notre territoire.

D'autre part, nous avons la chance de posséder un réseau de chauffage urbain , fonctionnant aux énergies renouvelables et que beaucoup de collectivités nous envient. Ce réseau, qui chauffe un tiers de nos habitants, a été créé grâce à la pugnacité des élus et des techniciens qui nous ont précédés. Nous devons faire de même !

L'hôpital et les trois lycées du Conseil Régional,sont demandeurs d'un réseau de chauffage urbain dans le quartier Est qui pourrait profiter à tous. D'autant qu'une filière bois est en train de se structurer dans notre département, sous l'impulsion des communautés de communes du Pays de Chambord et Beauce et Forêt. Cette filière est la certitude de création d'emplois sur NOTRE territoire. Nous nous devons de la soutenir.

 

En Vienne,le PPRI, Plan de Prévision des Risques d'Inondation, limite fortement la possibilité de construction . Il faut prendre cette limitation comme une chance car elle permet la réinstallation sur ce territoire de jeunes maraichers, et de plus, en agriculture biologique, garantissant un approvisionnement de qualité et de proximité pour tous nos citoyens. Jusqu'à ce matin, nous considérions que cette reconversion de terrains qui était destinés à la construction pouvait compenser la réservation des terres agricoles au nord de notre ville, terres hélas,d'un grand potentiel agronomique, à des fins de zone industrielle. Mais l'article paru de matin dans notre Nouvelle république nous inquiète fortement avec le mythe d'une croissance illimitée aussi demandons-nous que la partie restante au nord ouest de Villierfins soit classée en « zone agricole protégée » pour que sa préservation soit actée pour les générations futures.

 

 Nous en avons terminé, mais nous voulons redire qu'un monde d'insouciance et de gabegie est derrière nous et nous devons trouver une nouvelles façon de penser la ville aussi bien dans le domaine de l'habitat, que des transports et du développement économique.

 Les crises économiques et écologiques qui nous frappent, pèsent très lourd sur les plus pauvres d'entre nous, et nous ne devons pas nous contenter d' effets d'annonces et de corrections à la marge. Nous serons très vigilants à la transcription réglementaires de ce projet qui doit être en accord avec les prescriptions du Grenelle.


Je vous remercie de votre attention.

Catherine Fourmond

 

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 23:41

Intervention contre le projet de cahier d'acteur favorable au tracé Ouest proposé en conseil municipal et en conseil d'agglomération, décembre 2011

 

Le coût de la grande vitesse

Sur Paris Lyon, on estime à 1 M d'€ le coût de la minute économisée, 3,64 M pour le TGV Est. Les coûts ne cessent d'augmenter, pour un réseau de moins en moins performant. G.Peppy estime qu'1/3 des dessertes ne sont pas rentables. Dans le débat sur le pseudo « cadencement », RFF avance pour justifier la dégradation du service le chiffre de 13 milliards € de travaux de rénovation des voix. C'est à peu près le coût de la LGV POCL. Le programme du « Grenelle de l’Environnement » prévoit la réalisation de 4500km de nouvelles lignes à grande vitesse pour un coût global...de 103 milliards. Pourtant, le TGV, c'est seulement 300 000 usagers sur 5 Millions, soit 1 usager TGV pour 15 sur le reste du réseau. Dit autrement, on prévoit d'investir environ 35 000 € par usager du TGV, et 13 fois moins pour tous les autres.

 

On avance souvent pour la promotion de la grande vitesse l'argument « économique ». Comme il n'existe aucune étude démontrant un éventuel impact économique positif pour des villes secondaires, on évoque la facilité de déplacement pour les cadres supérieurs où l'arrivée des touristes à fort pouvoir d'achat. Oui, le TGV permet à ceux qui en ont les moyens, de voyager encore plus, de s'installer en province où d'acheter des résidences secondaires. Les autres voient l'offre de proximité se réduire, et sont contraints à l'utilisation de la voiture (exemple de l'axe Vendôme-Tours). Le coût élevé d'un billet de TGV , qui exclut un grand nombre d'usager (jeunes, chômeurs, familles, retraités modeste), ne semble pas poser de gros problèmes de conscience à ses partisans. Pourtant je vous le demande, en période de crise, est-ce vers les populations les plus aisées que doivent se tourner en priorité les investissements publics ?

 

Ceux qui profitent vraiment de la grande vitesse, ce sont les constructeurs privés des nouvelles lignes. Sur Tours-Bordeaux, VINCI n'assume qu'un tiers des investissements, le reste est porté par les collectivités. C'est pourtant la multinationale qui engrangera les bénéfices en louant ses voies à la SNCF. Par le biais des partenariats public-privés on assiste au détricotage du bien public, et je suis assez surpris du silence à ce sujet de beaucoup d'élus de gauche. En 1936, en pleine crise, une des premières mesure sociale de la gauche plurielle de l'époque (et il n'y avait pas d'écolo) avait été de nationaliser les lignes de chemins de fers. Aujourd'hui on assiste, avec l'assentiment des élus de tout bord, à la recréation de nouveaux monopoles régionaux, comme Vinci, qui avec la LGV et Cofiroute tient entre ses mains une grande partie du réseau de transports dans l'Ouest du pays.

 

Ni tracé Est, ni médian, et surtout pas Ouest.

La desserte de Blois par le TGV se fera forcément au détriment de la liaison classique Blois-Paris Austerlitz, réduite à la portion congrue. Le schéma présentant les sillons réservés aux différentes voies à leur arrivée à Paris est très clair sur ce point. Les hypothèses prévoient le report de 75% du trafic voyageur sur le TGV, ce qui signifie qu'on passera de 15 trains actuels entre Blois et Paris à, au mieux, 6 TGV et 4 pas TGV, soit une réduction d'un tiers de l'offre existante.

 

J'évoquerai rapidement la question environnementale, je sais malheureusement que pour beaucoup cette question est très secondaire. Je voudrais juste dire que d'écrire, comme c'est le cas dans ce cahier d'acteur, que« Les scénarios Ouest se caractérisent par leur moindre impact environnemental », alors qu'ils prévoient la traversée de la Beauce, le contournement d'Orléans, le franchissement de la Loire et une nouvelle saignée de la Sologne, c'est ce qu'on appelle en langage imagé faire passer des vessies pour des lanternes.

 

 

Le montant pharaonique des investissements pour les LGV est un des principaux moteurs de création de la dette publique. Leur financement pèse sur le budget des collectivités et les privent de ressources pour des investissements locaux prioritaires. Ils privilégient un mode de transport élitiste dont ne bénéficie qu’une infime part de la population. La « responsabilité » des élus (de gauche), c'est de faire des choix justes, qui profitent au plus grand nombre. La priorité doit être donnée au réseau existant et au développement du maillage ferroviaire de proximité, car c'est celui-là qui aura un impact positif sur l'environnement, le bien être et pouvoir d'achat de nos concitoyen.

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 21:37

Intervention en conseil municipal à propos du débat d'orientation budgétaire (novembre 2011)

 

 

Monsieur le maire, nous somme à mi-parcours, le budget que nous voterons bientôt sera le quatrième de ce mandat. Nous allons voter ce budget dans un contexte de crise économique et financière d'une ampleur que beaucoup d'entre nous n'ont jamais connu. La crise que nous traversons est exceptionnelle par sa brutalité et sa globalité.

La politique nationale d'austérité aura des conséquences sur la ville, notamment par le retrait des concours de l'Etat. Les choix de l'actuel gouvernement ne seraient pas les nôtres, ils nous appartient cependant d'en tenir compte. si notre situation financière est correcte, Blois n'est pas en dehors du monde, et rien à ce jour ne nous garantit que la France ne connaîtra pas les situations dramatiques de nos proches voisins européens. Même si nous en sommes préservés, il faut nous préparer à affronter dans les années qui viennent un ralentissement de l'économie locale et un appauvrissement d'une grande partie de nos concitoyens.

L'idéologie libérale en Europe a pris des coups à Rejkavik, à Dublin, à Athènes, à Rome, mais elle garde de vieux restes, et j'entendais encore il y a peu la volonté de certain affichée comme un leitmotiv de « non remplacement d'un fonctionnaire sur deux », ou d'abandon de secteurs de la chose publique locale à des partenaires privées.

Depuis trois ans pourtant, les efforts de gestion demandés aux différents services ont été importants, une grande partie des budgets et des actions menées se sont fait à budget contraints. On leur a demandé de faire mieux, de faire plus, en dépensant moins. Beaucoup d'entre eux semblent arrivés au bout de leurs efforts ; d'autres, c'est le cas pour le secteur jeunesse, se demandent comment assurer une qualité de prestation constante avec des effectifs d'usagers en nette hausse.

Depuis trois ans, nous essayons de mener des politiques qui permettent de renforcer le lien social, au plus proche des habitants. Ces politiques se fondent en très grande partie sur l'investissement de nos agents par les liens qu'ils tissent avec la population, dans leurs activités, dans leurs quartiers.

L'aggravation du contexte va nous mettre face à des choix difficiles. Je voudrais insister ce soir sur la nécessaire protection de nos salariés, ce n'est pas sur nos agents que devront se faire les économies de gestion car ce sont ces agents qui sont le service public municipal. Ce que nous pouvons offrir aux habitants, avec leurs impôts, doit être d'autant plus défendu. Dans une tempête ce qui importe, ce n'est pas tant la qualité du capitaine que la cohésion de l'équipage.

Pour finir sur une touche plus financière, je voudrais souligner que nous ne devons pas adopter une simple position défensive face au contexte économique, nous devons aussi nous donner les moyens d'inventer de nouvelles richesses pour assurer une plus grande justice sociale dans notre ville. Nous avons encore des pistes sociales et écologiques à creuser : la monnaie locale, l'habitat coopératif (village vertical Villeurbanne), ou le budget participatif en sont quelques exemples peu coûteux à mettre en oeuvre.

François Thiollet

 

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 21:31
Bonjour,                                                                                                                                        


Dans le cadre du débat public sur le projet de LGV POCL sur le POCL, nous vous invitons le lundi 28 novembre à 18h au buffet de la gare de Blois pour la présentation du cahier d'acteur que nous avons soumis à la commission particulière du débat public, dont voici, en avant goût, un bref aperçu : 
 

Dans un débat où les positions sur la grande vitesse semblent unanimement dithyrambiques, il est difficile de promouvoir une vision différente sans se retrouver confronté au déni ou à la caricature. C'est pourquoi nous avons décidé de produire un cahier d'acteur, afin d'expliquer au public notre point de vue qui se fonde d'abord sur la défense de l'intérêt des usagers des chemins de fers, celui des habitants du département et la prise en compte de l'environnement.
  La LGV POCL est selon nous un mauvais choix d'investissement, car il creuse les écarts entre les territoires et les usagers, il favorise la privatisation des réseaux ferrés et son coût sera exorbitant. La Région et les collectivités devront la financer au détriment du réseau et de l'offre des TER et des trains interrégionaux, dont le développement est prioritaire si l'on souhaite promouvoir les transports de proximité et réduire l'émission de gaz à effet de serre. Enfin, le tracé Ouest Sud serait le plus cher, le moins rentable et avec l'impact environnemental le plus important.

Pour EELV 41
Charles Fournier, secrétaire départemental, conseiller régional
François Thiollet, conseiller municipal de Blois    

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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 10:10

La majorité gouvernementale (UMP et Nouveau Centre) a fait un choix clair quant au devenir de l'éducation nationale, la réduction des moyens humains : 40 000 postes de professeurs ont disparu en trois ans. A la rentrée, ce sont 16 000 postes en moins pour 62 000 élèves en plus. L'argument financier est souvent avancé pour justifier ce « plan social » sans précédent, et le projet pédagogique du gouvernement est lui aussi assez simple : compétition, sélection, sanctuarisation. L'idéologie de la responsabilité et de la sécurité masque des discriminations sociales et territoriales fortes que les choix du gouvernement aggravent. La suspension des allocations familiales et les caméras en sont les exemples les plus caricaturaux.
Face à cette politique réactionnaire,comment les élus issus de la majorité UMP/Nouveau Centre peuvent-ils assumer ces décisions ?
En Loir et Cher, l'équipe de Maurice Leroy communique à la rentrée, non pas sur les supressions massive de postes adoptées par son gouvernement, mais plutôt sur le cartable électronique, présenté comme une évidence du progrès technologique éducatif. Parce que, nous le savons tous, ce dont ont besoin les collégiens, c'est plus d'ordinateurs, et moins de profs. Tout comme les malades ont besoin de médicaments plus que d'infirmières ou d'hôpitaux, et les délinquants, comme l'a évoqué Nicolas Sarkozy aujourd'hui, de prisons plus que de juges. On installe donc à grand frais des tablettes tactiles dans un collège du département, sans se poser la question des risques pour les élèves liés aux technologies mobiles : Le cerveau d'un enfant absorbe pourtant jusqu'à 50 % de plus de rayonnement électromagnétique que celui d'un adulte. De nombreuses études convergent pour alarmer les politiques sur ces risques sanitaires. Plusieurs pays, dont l'Allemagne, ont interdit le wi-fi dans les établissements scolaires. Et même en France, pour les mêmes raisons sanitaires, dans le cadre de la loi grenelle 2, le principe de l'interdiction des téléphones portables dans les écoles et les collèges a été adopté par la chambre des députés et le Sénat. Seulement le principe, on attend toujours des décrets d'application.


La réponse matérielle aux enjeux de l'éducation est caractéristique d'une dérive qui concerne malheureusement tous les domaines de la politique. Aux problèmes de fond de l'éducation, on répond par l'achat d'objets, comme on répond aux problèmes de déplacements par la constructions de nouvelles routes. Parce ce que ce qui prime c'est d'abord une logique d'affichage, mais aussi parce que trop d'élus baignent dans la culture consumériste du toujours plus.

Et le choix politique que fait la droite est clair : proposer plus d'objets, et moins d'humains.

 

F.Thiollet

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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 10:25

Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident  (...)  que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l'enfant.                                                                                                                            Article 9 de la convention internationale des droits de l'enfant, 1989


Dans une note de service début août, le préfet désigne les «
Reconduites d’étrangers en situation irrégulière » comme l’« objectif prioritaire du second semestre de l’année 2011 », « conformément aux exigences du ministre de l'Intérieur ».

La famille Gogitidze, d'origine géorgienne, vit à Blois depuis juillet 2004. Elle a même possédé une carte de séjour pour trois mois en 2010. Depuis leur arrivée, ils ont été accompagnés par les services sociaux et des bénévoles, et se sont conformés aux demandes faites par les autorités. La mère a appris le français, et leur quatre enfants, de 6, 5 et 3 ans sont nés à Blois, les deux plus grands sont scolarisés.

Le mardi 30 août, à quelques jours de la rentrée des classes, cette famille est brutalement interpelée par la police : expulsés de leur logement, le père est conduit au commissariat. La mère, accompagnée par la police, est sommée d'aller chercher ses deux plus grands enfants. Ceux-ci participent alors à des activités d'animation de la ville. Ils doivent les interrompre en milieu de matinée, sous les yeux choqués du personnel municipal impuissant. La famille est rassemblée au commissariat de Blois. Les autorités prennent alors une décision choquante autant qu'inacceptable, et séparent cette famille : les enfants sont pris en charge par l'UPAS, et sont placés dans deux familles d'accueil. Gardé quelques heures au commissariat, le père est relâché, dans la rue, sans qu'on lui donne aucune indication sur le lieu où se trouvent sa femme ou ses enfants. La mère est envoyée en centre de rétention administratif à Paris. Grâce au travail de son avocat et au soutien du collectif de défense des sans papiers, elle est libérée vendredi en fin de matinée sur décision du juge des libertés, alors qu'elle était en route vers l'aéroport.

Elle est de retour à Blois dans la journée, sans logement, et se met à la recherche de ses enfants. Elle parvient à les avoir au téléphone dans la soirée, mais ceux-ci doivent rester dans leur famille d'accueil. Les parents sont convoqués au tribunal le mercredi 7, pour statuer sur le devenir des enfants, charge aux parents de fournir la preuve d'un logement.


Cette famille, qui vit parmi nous depuis maintenant 7 ans, représente-t-elle une menace pour la société ? Ces enfants n'ont-ils pas le droit à leur famille, à l'école, et à toutes les conditions qui pourront leur permettre de vivre tranquillement en France ? Mais peut-être que notre gouvernement considère t-il qu'il faut leur supprimer ce droit ?

Le préfet en tout cas n'hésite pas à faire appliquer les directives du Ministère de l'Intérieur .


Le collectif de soutien aux sans papiers et RESF 41 appellent tous ceux qui le peuvent à se rassembler mercredi 7 septembre à partir de 17h30 place de la République pour soutenir cette famille et montrer notre indignation aux autorités.

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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 11:43

Communiqué d'Europe Ecologie Les Verts du Loir etCher du 21 août 2011 (non publié dans la NR).

Dans un note de service de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Loir et Cher, publié par lesinrockuptibles.com (2/08/2011), le préfet désigne les « Reconduites d’étrangers en situation irrégulière » comme l’« objectif prioritaire du second semestre de l’année 2011 », conformément aux « exigences » du ministre de l'Intérieur. Ce faisant, la préfecture s’affirme comme l’exécutant des basses oeuvres de la politique migratoire du gouvernement qui exige de tous les rouages de l’Etat qu’ils participent à la traque aux sans-papiers

Depuis 2002 et son passage au ministère de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy utilise l'immigration comme faire-valoir. Parce qu’expulser est techniquement possible, il suffirait de se donner des objectifs d'expulsions chiffrés, et d’appeler efficacité le fait de les tenir. Les autorités reconnaissent toutefois qu’elles ne pourront pas par ce biais mettre un terme à la présence d’étrangers irréguliers sur le territoire français. La détermination de ces quotas semble donc plus dépendante de la capacité supposée de l’administration à faire du chiffre que de la volonté de faire disparaître un tel phénomène.

Il n’existe cependant aucune statistique fiable sur le nombre d’étrangers en situation irrégulière en France, et encore moins pour chaque département. Depuis 2005, les objectifs d’expulsions augmentent (de 20 000 à 30 000) alors que le gouvernement assure - sans en apporter la moindre preuve - que le nombre de sans-papiers en France diminue.

Conséquence absurde de cette logique du chiffre, l'expulsion de sans-papiers devient en Loir et Cher LA priorité de la politique de sécurité publique pour les six prochain mois. Ce qui signifie pour la police que son rôle plus important va être de traquer des familles, d'enfermer des étranger dont le seul crime est de souhaiter vivre en France. Ces populations sont-elle à ce point dangereuses pour notre société qu'un préfet fasse passer au second plan les autres missions de la sécurité publique ?

La politique d’immigration aujourd’hui menée n’est pas seulement violente et cruelle pour les immigrés qui la subissent, et qui vivent pour la plupart dans des situations misérables, elle est absurde et dégradante pour ceux qui en sont les exécutants.

Europe Ecologie - Les Verts du Loir et Cher interpelle solennellement M Le Préfét du Loir-et-Cher sur les conséquences inévitablement dramatiques de cette politique du chiffre et réaffirme qu'une politique responsable doit se fonder sur le droit à la mobilité et la protection des droits fondamentaux des migrants. Cette approche est réaliste autant que souhaitable, aussi bien pour les sociétés d'accueil et d'origine que pour les migrants eux-mêmes.

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 10:44

 

  Mercredi 29 juin, les élus du Loir et Cher, tous mandats confondus, ont trouvé dans leur boîte aux lettres un exemplaire de la Nouvelle République généreusement offert par le Conseil Général.On pourrait saluer l'initiative permettant à un large public d'accéder à la lecture du quotidien départemental, mais ce qu'on trouve n'est pas seulement la NR du jour, c'est un supplément de 12 pages à la gloire de Maurice Leroy et de son Conseil Général.

 

Que le ministre-président fasse régulièrement sa communication, au travers de Loir et Cher Info ou en achetant aux médias quelques encarts publicitaires n'est pas un problème en soit. Mais quand est publié un supplément certifié NR entièrement consacré à la propagande de l'exécutif du Conseil Général, on est en droit de se poser la question de l'indépendance de la presse quotidienne régionale en Loir et Cher.

 

Le terme de propagande peut sembler excessif mais, dans les articles écrits par des journalistes du quotidien, dont la directrice départementale, aucune critique, aucune mise à distance, aucune comparaison avec d'autres départements, uniquement de la publi-information jusque dans des questions à sens unique du style « Vous êtes aujourd'hui ministre et président du conseil régional. En quoi cette double casquette est-elle un atout pour le département et son avenir ? ». Des témoignages enthousiastes et pas une ligne pour recueillir une opinion divergente. Dans le Loir et Cher Info, les élus d'opposition ont, au moins, droit à une tribune.

 

De plus, aucune information sur le statut de ce supplément dans le corps du journal, ce qui laisse de nombreuses questions en suspens : est-ce une initiative du journal ou une commande politique ? S'il s'agit d'une commande du Conseil Général, combien coûte-t-elle aux contribuables du Loir et Cher ? Combien coûte l'envoi de ce journal aux élus du département ? Est-ce que ce coût est compris dans le budget du Conseil Général ou dans les dépenses de campagne du candidat Leroy pour les prochaines sénatoriales ?

 

La place grandissante de la publicité institutionnelle dans les médias locaux et nationaux est un problème pour notre démocratie, dont un des piliers fondamentaux reste l'indépendance politique et financière des médias par rapport aux puissants. La publi-information politique nuit non seulement à la crédibilité des médias qui les diffusent, mais aussi à celles des politiques qui les commandent.

 

François Thiollet, conseiller municipal de Blois.

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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 12:55

 

Intervention à propos du voeu en soutien au projet de ligne à grande vitesse, conseil municipal du 28 juin 2011 :

 

Monsieur le maire,

nous partageons entièrement votre inquiétude au sujet du projet de cadencement prévu en 2012 par la SNCF pour la région Centre. En qualifiant de « malades » plusieurs lignes régionales, dont l'axe Tours-Blois-Orléans, la direction de la SNCF met en effet le doigt sur ce qui doit constituer une priorité : répondre à la saturation de ces lignes en faisant les travaux nécessaires, et redonner ainsi aux usagers un service fiable, ponctuel à coût raisonnable. Depuis maintenant plusieurs années, et contrairement aux discours de greenwashing du gouvernement, le service aux usagers s'est nettement dégradé. Sous prétexte de rentabilité, trop de lignes ont été purement et simplement fermées comme Chartres-Orléans, Orléans-Châteauneuf ou Châteauroux-Loches... Au Sud de Blois, le Blanc Argent est lui aussi menacé.

Suivant les orientations de l'Etat, la SNCF s'est désengagée des réseaux de proximité, mais a aussi réduit l'offre de lignes nationales classiques (Corail, Intercités) au profit du clinquant réseau TGV. Le coût de la fiabilisation d’une ligne existante est pourtant en moyenne estimé à 1M€ du kilomètre, c'est à dire 20 fois moins que ce coûte un kilomètre de nouvelle LGV. Fort de ce constat, le rapport 2010 de la cour des comptes recommande l'abandon de la création de nouvelles LGV au profit de la réhabilitation des grandes lignes existantes.

Nous pensons que le projet de 2ème ligne à grande vitesse entre Paris-Lyon, via Orléans et Clermont-Ferrand, est un mythe : il sera très coûteux, au moins dix à douze milliards d'€ (Tours-Bordeaux, plus court, dépasse déjà les 7 milliards d' €), il portera atteinte à l'environnement (notamment en Sologne, plus le nécessaire franchissement de la Loire). Comme le groupe des élus « Europe Ecologie Les Verts » du Conseil régional du Centre, nous refusons donc d'entrer dans le débat du tracé,puisque c’est la pertinence du projet Paris-Orléans-Clermont-Lyon dans sa globalité que nous remettons en cause.

 

Plutôt que de se raccrocher à un projet sans intérêt pour la région et pour notre ville, nous proposons un plan d’optimisation du réseau existant, notamment sur les axes Nord-Sud(l’axe Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) et Est-Ouest(l’axe Lyon-Bourges-Tours-Nantes). Les réouvertures aux voyageurs des lignes, et plus généralement le développement les étoiles ferroviaires de Tours et d’Orléans : voilà des projets à même de concourir réellement au report de la route au rail et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en permettant à nos concitoyens de se rendre en train à leur travail ou sur leur lieu d'étude pour un coût largement accessible. La réhabilitation de ces lignes n'est pas un problème de finances, puisque des élus sont prêt à mettre des sommes énormes dans la LGV. Il s'agît donc bien d'un choix politique.

 

Pour le groupe des élus écologistes,

F.Thiollet

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 23:27

Intervention en séance du conseil d'agglomération du 23 juin à propos d'un acte du président (décision n° 44 du 16 mai 2011*)

"Monsieur le président,
Avec la future piscine, il était absolument nécessaire d’améliorer la sécurité des piétons et cyclistes dans le secteur Brossolette. Merci de nous avoir reçu le 8 avril afin d’écouter nos propositions d’aménagement du giratoire existant. Nous regrettons toutefois d’avoir été reçus si tardivement, alors que l’appel d’offre était déjà lancé, donc  trop tard pour que nos idées soient prises en compte.

Notre proposition était de conserver le giratoire existant, de l’équiper de feux comme le rond point des Châteaux à La Chaussée St Victor et d’une traversée piétonne par le centre comme sur celui de Villebarou. Un aménagement bien moins coûteux, aussi sûr, aussi efficace et bien plus élégant que cet énorme chantier que vous nous imposez.

Je suis convaincu qu'une concertation plus large des élus en amont aurait permis de faire émerger ce genre de solution, et vous aurait aidé dans la négociation avec le conseil général. Au lieu de cela, la commission travaux du 7 mars a juste été informée du projet, sans aucune possibilité de le remettre en cause. L'aménagement des entrée de villes, de l'accès aux principaux sites de l'agglomération est une question importante pour notre collectivité, nous souhaitons qu'à l'avenir les commissions concernées par ces grands aménagements soit, non pas informé, mais associé aux choix qui sont fait, et qui nous concerne tous.
Merci de votre attention."

François Bourdillon


*ci-dessous la décision contestée, un chantier coûteux : 906 036, 16 € TTC
Décision n° 44 du 16 mai 2011 :

Aménagement d'un carrefour à feux, avenue Pierre Brossolette. marchés confiés à : pour le lot n° 1 Voirie à l'entreprise EUROVIA Centre Loire - Rue de la Creusille - VRD -
BP 1322 - 41013 Blois cédex.
Les montants des marchés sont fixés comme suit : tranche ferme 558 448,00 € HT soit 667 903,81 € TTC
tranche conditionnelle 139 312,00 € HT soit 166 617,15 € TTC.
Les délais d’exécution des travaux sont fixés à : 3 mois pour la tranche ferme - 1 mois 15 jours pour la tranche conditionnelle.
lot n° 2 Eclairage public / Signalisation lumineuse à l'entreprise SPIE - 12 rue Jules Berthonneau - 12 rue Jules Berthonneau -BP 3311 - 41033 Blois cédex.
Montant du marché : 71 515,20 € HT soit 85 532,18 € TTC. - délai d'exécution : 2 mois

Par FT
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Petite phrase

... La croissance n'a pas supprimé les inégalités en France: elle les a accentuées. Au contraire, une minorité de privilégiés bénéficie de la croissance et se réserve soigneusement un cadre de vie agréable. Toutes les décisions sont concentrées entre ses mains. La centralisation s'étend à tous les domaines et transforme les citoyens, privés d'information, en robots de la production et de la consommation... Extrait de la campagne de René Dumont. Election présidentielle 1974

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