Mardi 30 juin 2009

Les Verts 41 se réjouissent de la position responsable du président de la CCI concernant le projet de Carré des marques à Romorantin. En effet, à l'heure du développement durable, de la crise économique, miser sur un village de marques est une erreur stratégique de développement économique.

Le tourisme commercial, basé sur des coûts de transports faibles et polluants, n'est pas une solution d'avenir. Ce genre de projet n'a rien de novateur, il s'inscrit dans la continuité du développement des grandes surfaces qui depuis 30 ans ont largement transformé les paysages urbains en accompagnant le développement de l'automobile.

La conscience des enjeux environnementaux doit amener les décideurs à repenser nos modes de déplacements, mais aussi nos modes de consommations, qui doivent devenir plus sobres et plus responsables. Heureusement, les mentalités des consommateurs évoluent plus vite que celles de pas mal de responsables politiques et économiques : aujourd'hui, une grande partie de nos concitoyens voient comme une aberration l'idée d'avoir à faire 200 km pour acheter des vêtements et préfèrent le faire à côté de chez eux. D'autres alternatives, durables et écologiques, sont possibles pour le développement économique du romorantinais.

Et pour les mêmes raisons, pour évoquer un autre thème cher à Alain Courtois, les collectivités locales n'ont pas d'intérêt économique ni écologique à soutenir le développement routier en investissant, par exemple, dans des sorties d'autoroutes privées. D'autres choix sont possibles, souhaitables, il est urgent de les faire.



Pour Les Verts 41,  
François Thiollet

Par fée verte
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Mardi 19 mai 2009
Intervention de François Thiollet lors du conseil municipal du 5 mai 2009, au sujet de la délibération portant sur le protocole d'accord entre la ville, l'agglomération et la chambre de commerce et d'industrie pour l'aménagement du quartier gare et de la friche Franciade (projet de salle polyvalente sport et spectacle).

" Monsieur le maire, La lecture de ce protocole a attiré mon attention sur deux points. Le premier est qu'il n'y figure aucune indication concernant la jauge de la salle, et donc du nombre de places de parkings nécessaires aux abords. Nous serons très attentifs au devenir de ce parking, qui peut servir à d'autres usages, et même devenir éco-compatible si l'on en fait un parking relais d'entrée de ville (ce qui implique une réflexion approfondie sur les transports en commun). Par contre, je ne comprends pas ce que vient faire dans ce protocole l'évocation d'une probable seconde sortie d'autoroute. Je voudrais souligner, au nom du groupe Vert, l'aberration que ce genre d'investissement représente au moment où l'on doit remettre en cause nos façons de vivre et de nous déplacer.
La consommation d'énergie pour les transports a augmenté de 46 % entre 1987 et 2004. Le niveau de consommation d'énergie de nos pays est insoutenable pour la planète et pourtant on continue à promouvoir ce mode de développement ?
On peut admettre qu'il y a 20 ans, l'ignorance puisse expliquer de mauvais choix d'aménagements, mais aujourd'hui, nous connaissons l'état de nos ressources, nous devons avoir conscience de la responsabilité qui est la notre. Souhaiter densifier le trafic autoroutier, c'est sacrifier à une consommation immédiate l'avenir de nos enfants.

Les collectivités ont le devoir de penser aujourd'hui la ville dans trente ans. A nos yeux, d'autres chantiers sont prioritaires (notamment le développement des transports en commun, qui mériterait bien une étude à 45 000 €) plutôt que de faire payer aux contribuables des sorties d'autoroutes privées, vestiges de la société capitaliste du gaspillage. En Belgique, le gouvernement wallon a gelé son projet de nouvelle autoroute à Liège et décidé d'investir plutôt dans une ligne de tram. "

Par fée verte
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Mardi 19 mai 2009
Intervention de François Thiollet lors du conseil municipal du 5 mai 2009, au sujet de la délibération 200 portant sur l'aménagement d'une signalétique du patrimoine.

" Monsieur le maire, c'est une très bonne chose que de valoriser ainsi notre patrimoine, mais il me semble important que notre municipalité se penche également sur la mise en valeur par une signalétique adaptée, d'œuvres d'art plus contemporaine, que l'on pourrait intégrer à des circuits de balades, plutôt destinées aux blésois. Je pense notamment à la basilique, au mur de Ben, aux œuvres disséminées dans les quartiers, comme la statue de J.Touret aux Cornillettes... Valoriser ainsi un patrimoine qui ne se limite pas au centre ville, et au seul public touristique, pour donner aux blésois l'occasion de découvrir autrement, et d'apprécier toutes les facettes du patrimoine de notre ville. "


Par fée verte
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Dimanche 4 janvier 2009
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du samedi 27 décembre 2008 - Contact : 06.64.100.333

L'option nucléaire face au réchauffement climatique n'est pas seulement dangereuse, elle est aussi parfaitement inefficace


A partir de ce samedi, une forte vague de froid est annoncée sur la France, avec des températures négatives sur une grande partie du territoire. A cette occasion, l'absurdité de l'option nucléaire française va une fois de plus être démontrée : en effet, bien qu'engagée dans un plan de sortie du nucléaire, c'est l'Allemagne qui va approvisionner une bonne partie des chauffages électriques de l'Hexagone.

L'explication est simple : pour "justifier" leur politique nucléaire, EDF et l'Etat français ont procédé à l'installation de millions de chauffages électriques. Or,  chaque fois que la température baisse, la consommation due aux convecteurs électriques est telle que, malgré 58 réacteurs, le parc nucléaire français est largement dépassé : ce sont alors des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), françaises et étrangères, principalement allemandes, qui sont mises en service pour chauffer la "France électrique".

Le fait est que les centrales nucléaires ne sont pas du tout adaptées aux variations de puissance, elles fournissent une puissance constante... quelle que soit la demande en électricité. Comme EDF continue de promouvoir le chauffage électrique, on note le recours de plus en plus important à des centrales thermiques. D'ailleurs, dans son Rapport d'information n° 357 de juin 2007, le Sénat constate que "la France, pour assurer sa sécurité d'approvisionnement, doit consolider ses moyens de pointe. En effet, le parc de production dispose de surcapacités en base autorisant des exportations d'électricité mais semble insuffisant pour assurer la pointe".

Résultat, comme l'ont récemment reconnu le RTE (Réseau de Transport de l'Electricité)  et l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), l'utilisation du chauffage électrique entraine de fortes émissions de co2 qui, même si elles ont lieu en Allemagne, devraient être attribuées à la France et même au nucléaire français. 
 
Ces données disqualifient de fait la réponse "de bon sens" qui nous est parfois faite, c'est à dire... augmenter le nombre de réacteurs nucléaires : cela ne répondrait en rien au problème de la consommation de pointe. De toute façon, il serait techniquement dangereux et financièrement suicidaire pour EDF d'utiliser des réacteurs nucléaires seulement pour couvrir les pointes de consommation, et de les laisser à l'arrêt le reste du temps. Voilà la France bien handicapée, face à de fortes chutes de température, avec ses 58 réacteurs nucléaires incapables d'alimenter des millions de chauffages électriques.

De fait, depuis 5 ans, c'est l'Allemagne qui est exportatrice nette d'électricité vers la France (*), et non l'inverse comme le prétendent ceux qui, par ignorance ou mauvaise foi, clament que l'Allemagne sortirait du nucléaire... en important l'électricité nucléaire française. Certes, la question de la lutte contre le réchauffement climatique reste entière, mais il est important de comprendre que la "solution" nucléaire n'est pas seulement dangereuse, elle est aussi totalement inefficace et aggrave même la situation.

Une fois de plus, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la seule option d'avenir consiste à économiser l'énergie et développer massivement les énergies renouvelables. C'est seulement ainsi qu'il sera possible de sauver la planète du réchauffement climatique... et du péril atomique.

NB : Voir la campagne en cours "Ni nucléaire, ni effet de serre" (http://ninucleaire-nieffetdeserre.org)
 
Par fée verte
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Mardi 9 décembre 2008

Communiqué envoyé à la NR suite à la parution de l'article sur les caméras de vidéo surveillance.

En réponse à votre article du vendredi 12 décembre, " Cinq nouvelles caméras de vidéosurveillance en 2009 ", nous souhaitons apporter quelques précisions à propos d’une dite " décision " de la municipalité que nous ne partageons ni sur la forme, ni sur le fond.

L’accord politique de l’actuelle majorité municipale, après une discussion approfondie pendant la campagne, était de n'installer aucune  caméra supplémentaire dans les rues de Blois. Terminer le projet Perruchot est donc à nos yeux contraire à cet accord et à la réflexion engagée en commun. De plus, si les élus sont attentifs, aucun débat n'a eu lieu à ce jour  en conseil municipal, aucune délibération n’a été votée. Ce sujet sensible, qui définit à la fois un choix de société et un investissement financier,  ne peut faire l'objet d'annonces prématurées.

La vidéo-surveillance des lieux publics porte atteinte à la protection de la vie privée des individus (que les caméras soient placées devant un lycée ou un arrêt de bus, le problème reste le même) et n'est pas sans effet sur la vie sociale. Les évaluations qui sont faites de ces systèmes montrent des résultats médiocres au regard des sommes investies : au mieux, ils engendrent un déplacement des infractions ou une adaptation de la délinquance. Un haut responsable de la police de Londres, ville suréquipée en la matière, évoque un " fiasco complet "(1).

A Blois, la vidéo-surveillance représente plusieurs centaines de milliers d’euros par an. Un gaspillage d’argent public qui pourrait être investi plus efficacement pour prévenir et lutter contre la délinquance. Nous pensons qu’en matière de sécurité publique d’autres choix sont nécessaires et que ceux-ci ne peuvent faire l'économie d'un débat responsable.

Les élus Verts et apparentés du conseil municipal de Blois,

François Thiollet, Catherine Fourmond, Emmanuelle Sailly, François Bourdillon.

(1) The Guardian, 6 mai 2008

Par fée verte
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Dimanche 23 novembre 2008

PATINOIRE novembre 2008 (Réponse de Catherine Fourmond à la chronique de la NR du 19 novembre)

Merci à la Nouvelle république et plus spécialement à « La machine à Papin » de me permettre de m’exprimer au sujet de la patinoire et des pistes de luge.


Cette manifestation hivernale, installée par la ville sur la place de la République pendant le mois de décembre et début janvier, procure de la joie aux petits et aux plus grands depuis plusieurs années…Les sports de glisse en ont, de tout temps, fait rêver plus d’un en période hivernale. Bien malheureusement, peu d’entre nous ont la possibilité de pouvoir s’y livrer et plus particulièrement en cette période de crise économique et de restriction du pouvoir d’achat.

Cependant, en tant qu’adjointe au maire au Développement Durable et à l’Efficacité énergétique, il me semblait de mon devoir d’alerter collègues et concitoyens sur cette manifestation terriblement énergivore puisque des groupes électrogènes vont devoir produire du froid 24 heures sur 24 heures pendant un mois et ceci nuit et jour. Rien à voir donc avec une manifestation ponctuelle comme un concert en plein air.

Le réchauffement climatique n’est plus considéré comme une lubie de quelques écologistes attardés : la fonte des banquises et de la calotte glacière sont une réalité et les premiers réfugiés climatiques frappent à notre porte (habitants de l’île de Tuvalu dans le Pacifique).

D’autre part, en cette période d’orientation budgétaire, avec un contexte financier extrêmement difficile pour toutes les collectivités, il sera nécessaire d’expliquer à nos concitoyens les choix financiers qui seront faits à moins d’augmenter indéfiniment nos impôts.

Catherine Fourmond

Par fée verte
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Dimanche 9 novembre 2008

A l'ordre du jour du conseil d'agglo du vendredi 7 novembre se trouvait la délibération n°363 concernant la réalisation d'une étude sur une probable seconde sortie d'autoroute.

Dans l'exposé des motifs, après l'énumération des bienfaits que l'autoroute apporte à la population (vous m'en direz tant), il était question d'étudier "la pertinence" d'une deuxième sortie d'autoroute.

Or, étrangement, dans la proposition, deux objectifs pour l'étude : "déterminer l'emplacement... puis la faisabilité..." ; il n'était donc question ni d'état des lieux, ni de pertinence, ni donc des alternatives, d'une seconde sortie d'autoroute.

Nous avions avec François Bourdillon interpellé Christophe Degruelle et nos camarades de l'agglo à ce sujet, leur indiquant notre opposition à cette délibération telle qu'elle était présentée.

En arrivant au conseil, tenant compte de nos remarques, le texte de la délbération avait été modifié et intégrait désormais l'étude de la pertinence de cette sortie. C'était déjà un mieux, mais il restait quand même problématique que la même étude ait en charge d'évaluer l'utilité de cette sortie d'autoroute puis la détermination de son emplacement et sa faisabilité.

Marc Gricourt est intervenu le premier pour indiquer sa gêne, et de façon très pertinente, soulignant le parti pris de la formulation de la délibération, le déséquilibre entre cette proposition et les recommandations du SCOT, et son incompatibilité avec le Grenelle de l'environnement. C'était très bien, François a poursuivi, en exposant de façon très précise les incohérences d'un tel projet : par exemple, l'étude envisage un emplacement entre la sortie actuelle et la limite Est du département, soit à 8 km de la sortie de Chateaurenault !

Ce qui fut positivement surprenant, c'est que nombre d'élus exprimèrent alors leurs scepticisme, voire leur hostilité à ce projet. Le président d'agglomération a alors très bien réagi, soulignant la nécessité d'un débat politique argumenté et proposant à un petit groupe (Stéphane Baudu, Hervé Mesnager et François Bourdillon) de réécrire la délibération.

La seconde mouture se limita donc à un exposé très bref des motifs et fixait à l'étude un seul objectif : la pertinence d'une seconde sortie d'autoroute. Guy Auboire a proposé un amendement : puisque désormais les objectifs étaient moindres, que les 45 000 euros initialement prévus pour son financement (15 000 euros pour l'agglo) soit un plafond. La délibération a été adoptée à l'unanimité.

Bien sûr, ce débat ne fait que commencer, et je pense que d'autres études (la salle de sport par exemple) sont plus prioritaires que celle-là. Mais la qualité des échanges, l'écoute entre l'exécutif et les conseillers est, j'en suis convaincu, le bon moyen d'aborder des problèmes qui diviseront forcément les élus. C'est plutôt un bon signe pour aborder l'autre question qui nous tient à coeur : la mise en place du tri sélectif en porte à porte.

François Thiollet


Par fée verte
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Vendredi 17 octobre 2008
Communiqué des Verts 41 à la suite de la publication récente de l'article "Un analyste rigoureux de la société contemporaine"  dans la Nouvelle République.

"Invité du Medef-41, Pierre Bellon, patron fondateur du groupe Sodexo a traité du développement durable".
 
Permettez-nous quelques remarques, réactionaires, sur ce discours "anticonformiste"
 
Pierre Bellon s’insurge contre les « éoliennes qui sont une catastrophe environnementale : chères, bruyantes, inefficaces » et affirme : « L’avenir c’est le nucléaire ! ». Pourtant, les éoliennes sont une alternative peu dangereuse utlisée depuis longtemps déjà par de nombreux pays européens (Allemagne, Espagne...), qui ne le feraient sûrement pas si ça n'était pas rentable. Il ignore sans doute que le démantelement des installations nucléaires dans le monde coûtera 1000 milliards de dollars*, ceci sans compter les milliers d'années de surveillance des déchets radioactifs que nous imposons déjà à nos descendants. De plus, à notre connaissance, les éoliennes n'ont tué personne à ce jour, ce qui n'est pas le cas de l'industrie nucléaire. Si monsieur Belon veut voir une véritable «catastrophe environnementale», nous l'invitons à se rendre à Tchernobyl.
 
Pierre Bellon explique tout le bien qu'il pense des OGM « Toutes les plantes et les animaux contemporains sont le fruit de croisements et de sélections, c'est-à-dire de mutations génétiques » L'argument est faux : les croisements et les sélections existent depuis le début de l'agriculture, mais jusqu'à présent, on n'a jamais mélangé du maïs avec autre chose que du maïs, du soja avec du soja... Fabriquer des OGM agricoles, c'est fabriquer des monstres génétiques (du maïs avec du glyphosate par exemple), et les lancer dans la nature sans en mesurer les conséquences environnementales et sanitaires. Nous ne sommes pas opposés aux manipulations génétiques dans le cadre de recherches scientifiques, nous sommes opposés à leur dissémination à des fins commerciales : aujourd'hui les plantes génétiquement modifiées n'ont pas prouvé leur intérêt mais ont permis à de grandes entreprises de breveter le vivant et d'en tirer profit. Et ça, beaucoup de "scientifiques le savent" et dénoncent cette pollution incontrolable et irréversible.    

Le discours anti-écologiste, sous une façade de "développement durable" reste toujours le même : il faut aller de l’avant, même si c’est dans la mauvaise direction. L’essentiel quand on fonce droit dans le mur, c’est de ne pas se faire doubler !
 
Les Verts 41
 
* d'après l'AIEA (agence internationale de l'énergie atomique)
Par fée verte
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Petite phrase

... La croissance n'a pas supprimé les inégalités en France: elle les a accentuées. Au contraire, une minorité de privilégiés bénéficie de la croissance et se réserve soigneusement un cadre de vie agréable. Toutes les décisions sont concentrées entre ses mains. La centralisation s'étend à tous les domaines et transforme les citoyens, privés d'information, en robots de la production et de la consommation... Extrait de la campagne de René Dumont. Election présidentielle 1974

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