Intervention sur le Projet initial du Plan local d'urbanisme, conseil municipal de janvier 2012.
Nous nous félicitons de l'engagement pris par notre municipalité dans la conversion de notre Plan d'Occupation des Sols , vieux de plus de 20 ans, en Plan Local D'Urbanisme, avec, cerise sur le gâteau, une approche environnementale.
Nous sommes parfaitement conscient des difficultés et de la surcharge de travail que cette démarche a occasionné aux agents du service de l'Urbanisme et nous les remercions d'autant plus chaleureusement, d'y avoir adhérer avec enthousiasme.
Si nous partageons largement la présentation qui vient de vous être faite du PADD ou Projet d'Aménagement et de Développement Durable, quelques points d'inquiétude subsistent à nos yeux.
Les enjeux d'aujourd'hui sont CLAIRS, PRIMORDIAUX, puisque VITAUX:
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L'épuisement des énergies fossiles et des minerais, dont l'uranium,
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Le réchauffement climatique induits par les gaz à effet de serre du chauffage ou de la climatisation des bâtiments et des gaz d'échappement des transports
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L'alimentation de 9 milliards d'individus en 2050 dont rappelons le, dores et déjà, 1 milliard souffre de la faim.
Si nous voulons que la population blésoise croisse, nous devons tendre vers la construction de 350 logements par an, y compris en réduisant la vacance très importante dans notre ville.
Tous les politiques et les élus en conviennent depuis plus de 20 ans et claironnent qu'il faut que cela cesse ! Mais.... de quoi parlons-nous?
Tous les 10 ans la valeur d'un département français est bétonné sauf que maintenant, ce n'est plus tous les 10 ans, mais tous les 4 ans d'après la SAFER. Et nous les élus de Blois, que faisons nous pour que cela cesse sur notre territoire?
Des possibilités de construction pour de nouveaux quartiers ont été identifiés à Villierfins et à Saint Georges. Soit, mais il faut savoir être économe de ces terrains. Faire de la politique, ce n'est pas vouloir faire plaisir à tout le monde.
La DENSIFICATION est la clef permettant
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de limiter l'étalement urbain , par conséquent de réduire les transports,
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et d'obtenir une meilleure efficacité énergétique des bâtiments.
Il ne s'agit pas, bien sur, de reproduire les barres des années 60-70, qui d'ailleurs offraient une très mauvaise densité à l'hectare, mais la densité qu'un habitat innovant d'un écoquartier doit pouvoir offrir. Un mode de vie durable passe aussi par une réduction de l'impact environnemental des transports. Le développement des villes « à la française » a été conditionné et orienté jusqu'à nos jours par l'usage exclusif de la voiture.
Il faut donc dorénavant envisager différemment l'aménagement de notre territoire.
D'autre part, nous avons la chance de posséder un réseau de chauffage urbain , fonctionnant aux énergies renouvelables et que beaucoup de collectivités nous envient. Ce réseau, qui chauffe un tiers de nos habitants, a été créé grâce à la pugnacité des élus et des techniciens qui nous ont précédés. Nous devons faire de même !
L'hôpital et les trois lycées du Conseil Régional,sont demandeurs d'un réseau de chauffage urbain dans le quartier Est qui pourrait profiter à tous. D'autant qu'une filière bois est en train de se structurer dans notre département, sous l'impulsion des communautés de communes du Pays de Chambord et Beauce et Forêt. Cette filière est la certitude de création d'emplois sur NOTRE territoire. Nous nous devons de la soutenir.
En Vienne,le PPRI, Plan de Prévision des Risques d'Inondation, limite fortement la possibilité de construction . Il faut prendre cette limitation comme une chance car elle permet la réinstallation sur ce territoire de jeunes maraichers, et de plus, en agriculture biologique, garantissant un approvisionnement de qualité et de proximité pour tous nos citoyens. Jusqu'à ce matin, nous considérions que cette reconversion de terrains qui était destinés à la construction pouvait compenser la réservation des terres agricoles au nord de notre ville, terres hélas,d'un grand potentiel agronomique, à des fins de zone industrielle. Mais l'article paru de matin dans notre Nouvelle république nous inquiète fortement avec le mythe d'une croissance illimitée aussi demandons-nous que la partie restante au nord ouest de Villierfins soit classée en « zone agricole protégée » pour que sa préservation soit actée pour les générations futures.
Nous en avons terminé, mais nous voulons redire qu'un monde d'insouciance et de gabegie est derrière nous et nous devons trouver une nouvelles façon de penser la ville aussi bien dans le domaine de l'habitat, que des transports et du développement économique.
Les crises économiques et écologiques qui nous frappent, pèsent très lourd sur les plus pauvres d'entre nous, et nous ne devons pas nous contenter d' effets d'annonces et de corrections à la marge. Nous serons très vigilants à la transcription réglementaires de ce projet qui doit être en accord avec les prescriptions du Grenelle.
Je vous remercie de votre attention.
Catherine Fourmond
