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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 16:09

 

Intervention sur le Projet initial du Plan local d'urbanisme, conseil municipal de janvier 2012.

 

Nous nous félicitons de l'engagement pris par notre municipalité dans la conversion de notre Plan d'Occupation des Sols , vieux de plus de 20 ans, en Plan Local D'Urbanisme, avec, cerise sur le gâteau, une approche environnementale.

Nous sommes parfaitement conscient des difficultés et de la surcharge de travail que cette démarche a occasionné aux agents du service de l'Urbanisme et nous les remercions d'autant plus chaleureusement, d'y avoir adhérer avec enthousiasme.

 

Si nous partageons largement la présentation qui vient de vous être faite du PADD ou Projet d'Aménagement et de Développement Durable, quelques points d'inquiétude subsistent à nos yeux.

 

Les enjeux d'aujourd'hui sont CLAIRS, PRIMORDIAUX, puisque VITAUX:

  • L'épuisement des énergies fossiles et des minerais, dont l'uranium,

  • Le réchauffement climatique induits par les gaz à effet de serre du chauffage ou de la climatisation des bâtiments et des gaz d'échappement des transports

  • L'alimentation de 9 milliards d'individus en 2050 dont rappelons le, dores et déjà, 1 milliard souffre de la faim.

 

Si nous voulons que la population blésoise croisse, nous devons tendre vers la construction de 350 logements par an, y compris en réduisant la vacance très importante dans notre ville.

 

Tous les politiques et les élus en conviennent  depuis plus de 20 ans et claironnent qu'il faut que cela cesse ! Mais.... de quoi parlons-nous?

Tous les 10 ans la valeur d'un département français est bétonné sauf que maintenant, ce n'est plus tous les 10 ans, mais tous les 4 ans d'après la SAFER. Et nous les élus de Blois, que faisons nous pour que cela cesse sur notre territoire?

 

Des possibilités de construction pour de nouveaux quartiers ont été identifiés à Villierfins et à Saint Georges. Soit, mais il faut savoir être économe de ces terrains. Faire de la politique, ce n'est pas vouloir faire plaisir à tout le monde.

 

La DENSIFICATION est la clef permettant

  • de limiter l'étalement urbain , par conséquent de réduire les transports,

  • et d'obtenir une meilleure efficacité énergétique des bâtiments.

 Il ne s'agit pas, bien sur, de reproduire les barres des années 60-70, qui d'ailleurs offraient une très mauvaise densité à l'hectare, mais la densité qu'un habitat innovant d'un écoquartier doit pouvoir offrir. Un mode de vie durable passe aussi par une réduction de l'impact environnemental des transports. Le développement des villes « à la française » a été conditionné et orienté jusqu'à nos jours par l'usage exclusif de la voiture.

Il faut donc dorénavant envisager différemment l'aménagement de notre territoire.

D'autre part, nous avons la chance de posséder un réseau de chauffage urbain , fonctionnant aux énergies renouvelables et que beaucoup de collectivités nous envient. Ce réseau, qui chauffe un tiers de nos habitants, a été créé grâce à la pugnacité des élus et des techniciens qui nous ont précédés. Nous devons faire de même !

L'hôpital et les trois lycées du Conseil Régional,sont demandeurs d'un réseau de chauffage urbain dans le quartier Est qui pourrait profiter à tous. D'autant qu'une filière bois est en train de se structurer dans notre département, sous l'impulsion des communautés de communes du Pays de Chambord et Beauce et Forêt. Cette filière est la certitude de création d'emplois sur NOTRE territoire. Nous nous devons de la soutenir.

 

En Vienne,le PPRI, Plan de Prévision des Risques d'Inondation, limite fortement la possibilité de construction . Il faut prendre cette limitation comme une chance car elle permet la réinstallation sur ce territoire de jeunes maraichers, et de plus, en agriculture biologique, garantissant un approvisionnement de qualité et de proximité pour tous nos citoyens. Jusqu'à ce matin, nous considérions que cette reconversion de terrains qui était destinés à la construction pouvait compenser la réservation des terres agricoles au nord de notre ville, terres hélas,d'un grand potentiel agronomique, à des fins de zone industrielle. Mais l'article paru de matin dans notre Nouvelle république nous inquiète fortement avec le mythe d'une croissance illimitée aussi demandons-nous que la partie restante au nord ouest de Villierfins soit classée en « zone agricole protégée » pour que sa préservation soit actée pour les générations futures.

 

 Nous en avons terminé, mais nous voulons redire qu'un monde d'insouciance et de gabegie est derrière nous et nous devons trouver une nouvelles façon de penser la ville aussi bien dans le domaine de l'habitat, que des transports et du développement économique.

 Les crises économiques et écologiques qui nous frappent, pèsent très lourd sur les plus pauvres d'entre nous, et nous ne devons pas nous contenter d' effets d'annonces et de corrections à la marge. Nous serons très vigilants à la transcription réglementaires de ce projet qui doit être en accord avec les prescriptions du Grenelle.


Je vous remercie de votre attention.

Catherine Fourmond

 

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 23:41

Intervention contre le projet de cahier d'acteur favorable au tracé Ouest proposé en conseil municipal et en conseil d'agglomération, décembre 2011

 

Le coût de la grande vitesse

Sur Paris Lyon, on estime à 1 M d'€ le coût de la minute économisée, 3,64 M pour le TGV Est. Les coûts ne cessent d'augmenter, pour un réseau de moins en moins performant. G.Peppy estime qu'1/3 des dessertes ne sont pas rentables. Dans le débat sur le pseudo « cadencement », RFF avance pour justifier la dégradation du service le chiffre de 13 milliards € de travaux de rénovation des voix. C'est à peu près le coût de la LGV POCL. Le programme du « Grenelle de l’Environnement » prévoit la réalisation de 4500km de nouvelles lignes à grande vitesse pour un coût global...de 103 milliards. Pourtant, le TGV, c'est seulement 300 000 usagers sur 5 Millions, soit 1 usager TGV pour 15 sur le reste du réseau. Dit autrement, on prévoit d'investir environ 35 000 € par usager du TGV, et 13 fois moins pour tous les autres.

 

On avance souvent pour la promotion de la grande vitesse l'argument « économique ». Comme il n'existe aucune étude démontrant un éventuel impact économique positif pour des villes secondaires, on évoque la facilité de déplacement pour les cadres supérieurs où l'arrivée des touristes à fort pouvoir d'achat. Oui, le TGV permet à ceux qui en ont les moyens, de voyager encore plus, de s'installer en province où d'acheter des résidences secondaires. Les autres voient l'offre de proximité se réduire, et sont contraints à l'utilisation de la voiture (exemple de l'axe Vendôme-Tours). Le coût élevé d'un billet de TGV , qui exclut un grand nombre d'usager (jeunes, chômeurs, familles, retraités modeste), ne semble pas poser de gros problèmes de conscience à ses partisans. Pourtant je vous le demande, en période de crise, est-ce vers les populations les plus aisées que doivent se tourner en priorité les investissements publics ?

 

Ceux qui profitent vraiment de la grande vitesse, ce sont les constructeurs privés des nouvelles lignes. Sur Tours-Bordeaux, VINCI n'assume qu'un tiers des investissements, le reste est porté par les collectivités. C'est pourtant la multinationale qui engrangera les bénéfices en louant ses voies à la SNCF. Par le biais des partenariats public-privés on assiste au détricotage du bien public, et je suis assez surpris du silence à ce sujet de beaucoup d'élus de gauche. En 1936, en pleine crise, une des premières mesure sociale de la gauche plurielle de l'époque (et il n'y avait pas d'écolo) avait été de nationaliser les lignes de chemins de fers. Aujourd'hui on assiste, avec l'assentiment des élus de tout bord, à la recréation de nouveaux monopoles régionaux, comme Vinci, qui avec la LGV et Cofiroute tient entre ses mains une grande partie du réseau de transports dans l'Ouest du pays.

 

Ni tracé Est, ni médian, et surtout pas Ouest.

La desserte de Blois par le TGV se fera forcément au détriment de la liaison classique Blois-Paris Austerlitz, réduite à la portion congrue. Le schéma présentant les sillons réservés aux différentes voies à leur arrivée à Paris est très clair sur ce point. Les hypothèses prévoient le report de 75% du trafic voyageur sur le TGV, ce qui signifie qu'on passera de 15 trains actuels entre Blois et Paris à, au mieux, 6 TGV et 4 pas TGV, soit une réduction d'un tiers de l'offre existante.

 

J'évoquerai rapidement la question environnementale, je sais malheureusement que pour beaucoup cette question est très secondaire. Je voudrais juste dire que d'écrire, comme c'est le cas dans ce cahier d'acteur, que« Les scénarios Ouest se caractérisent par leur moindre impact environnemental », alors qu'ils prévoient la traversée de la Beauce, le contournement d'Orléans, le franchissement de la Loire et une nouvelle saignée de la Sologne, c'est ce qu'on appelle en langage imagé faire passer des vessies pour des lanternes.

 

 

Le montant pharaonique des investissements pour les LGV est un des principaux moteurs de création de la dette publique. Leur financement pèse sur le budget des collectivités et les privent de ressources pour des investissements locaux prioritaires. Ils privilégient un mode de transport élitiste dont ne bénéficie qu’une infime part de la population. La « responsabilité » des élus (de gauche), c'est de faire des choix justes, qui profitent au plus grand nombre. La priorité doit être donnée au réseau existant et au développement du maillage ferroviaire de proximité, car c'est celui-là qui aura un impact positif sur l'environnement, le bien être et pouvoir d'achat de nos concitoyen.

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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 12:55

 

Intervention à propos du voeu en soutien au projet de ligne à grande vitesse, conseil municipal du 28 juin 2011 :

 

Monsieur le maire,

nous partageons entièrement votre inquiétude au sujet du projet de cadencement prévu en 2012 par la SNCF pour la région Centre. En qualifiant de « malades » plusieurs lignes régionales, dont l'axe Tours-Blois-Orléans, la direction de la SNCF met en effet le doigt sur ce qui doit constituer une priorité : répondre à la saturation de ces lignes en faisant les travaux nécessaires, et redonner ainsi aux usagers un service fiable, ponctuel à coût raisonnable. Depuis maintenant plusieurs années, et contrairement aux discours de greenwashing du gouvernement, le service aux usagers s'est nettement dégradé. Sous prétexte de rentabilité, trop de lignes ont été purement et simplement fermées comme Chartres-Orléans, Orléans-Châteauneuf ou Châteauroux-Loches... Au Sud de Blois, le Blanc Argent est lui aussi menacé.

Suivant les orientations de l'Etat, la SNCF s'est désengagée des réseaux de proximité, mais a aussi réduit l'offre de lignes nationales classiques (Corail, Intercités) au profit du clinquant réseau TGV. Le coût de la fiabilisation d’une ligne existante est pourtant en moyenne estimé à 1M€ du kilomètre, c'est à dire 20 fois moins que ce coûte un kilomètre de nouvelle LGV. Fort de ce constat, le rapport 2010 de la cour des comptes recommande l'abandon de la création de nouvelles LGV au profit de la réhabilitation des grandes lignes existantes.

Nous pensons que le projet de 2ème ligne à grande vitesse entre Paris-Lyon, via Orléans et Clermont-Ferrand, est un mythe : il sera très coûteux, au moins dix à douze milliards d'€ (Tours-Bordeaux, plus court, dépasse déjà les 7 milliards d' €), il portera atteinte à l'environnement (notamment en Sologne, plus le nécessaire franchissement de la Loire). Comme le groupe des élus « Europe Ecologie Les Verts » du Conseil régional du Centre, nous refusons donc d'entrer dans le débat du tracé,puisque c’est la pertinence du projet Paris-Orléans-Clermont-Lyon dans sa globalité que nous remettons en cause.

 

Plutôt que de se raccrocher à un projet sans intérêt pour la région et pour notre ville, nous proposons un plan d’optimisation du réseau existant, notamment sur les axes Nord-Sud(l’axe Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) et Est-Ouest(l’axe Lyon-Bourges-Tours-Nantes). Les réouvertures aux voyageurs des lignes, et plus généralement le développement les étoiles ferroviaires de Tours et d’Orléans : voilà des projets à même de concourir réellement au report de la route au rail et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en permettant à nos concitoyens de se rendre en train à leur travail ou sur leur lieu d'étude pour un coût largement accessible. La réhabilitation de ces lignes n'est pas un problème de finances, puisque des élus sont prêt à mettre des sommes énormes dans la LGV. Il s'agît donc bien d'un choix politique.

 

Pour le groupe des élus écologistes,

F.Thiollet

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 23:08

 

Intervention en séance du conseil d'agglomération du 23 juin à propos de la délibération n° 2011/196

 

Monsieur le président,

 

Nous constatons à regret le retour de la subvention au défi inter-entreprise, et même si on passe de 45 à un peu moins de 38 000 euros, nous déplorons que nos interventions depuis trois ans n'aient eu que peu d'effet sur ce coûteux marronnier. Entendons nous bien, nous n'avons pas d'opposition à l'existence de cette manifestation, nous serions même, pourquoi pas, favorable à un soutien symbolique de l'agglomération, mais nous refusons que la collectivité en soit le principal financeur, et ce pour plusieurs raisons :

  • une manifestation organisée par Agglopolys doit pouvoir s'adresser à tous les habitants, qu'ils soient salariés ou chômeurs, actifs ou non. Or il n'y a pas d'équipes de chômeurs dans le défi inter-entreprise (ni d'auto-entrepreneurs, ni d'agriculteurs... ), et pour cause, la participation au défi 2011 coûtera 305 € par équipe, il n'existe malheureusement à ce jour pas de comité d'entreprise « chômeur » à Pôle emploi prêt à endosser ce coût.
  • Hormis la convenable rémunération de l'organisateur de l'évènement, l'intérêt de cette manifestation pour le développement économique de l'agglomération et pour l'ensemble de ses habitants reste à démontrer, or c'est bien cet intérêt qui doit motiver les décisions de cette assemblée.

 

   Monsieur le président, en période de crise, d'autres choix sont possible pour favoriser le développement économique, d'autres choix seront plus utiles pour nos concitoyens. Comme nous ne voulons pas être de simples opposants, nous vous proposons de réinvestir tout de suite cette somme vers le soutien aux agriculteurs d'Agglopolys, durement touchés par la sécheresse, en mettant par exemple en place une charte et un cahier des charges pour une agriculture durable, comme l'a fait depuis plusieurs années la collectivité de cap l'Orient.

Merci de votre attention.

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 15:41

 


 

Monsieur le maire,

Tout d'abord je voudrais vous remercier d'avoir mis à l'ordre du jour du conseil municipal ce vœu qui fait suite à la catastrophe de Fukushima. Il ne correspond pas à notre position sur la question car, vous le savez, ce que nous souhaitons est la sortie du nucléaire. Cette décision ne sera prise qu'à la condition de réunir, comme cela s'est fait ailleurs en Europe, un large consensus politique sur la question. Ce sera plus difficile en France, mais nous devons tout faire pour y parvenir. C'est dans ce but que nous soutenons ce voeu.

 

Je ne vais pas développer un argumentaire général sur la question, mais, comme je l'ai fais à la Cli l'autre jour, j'aimerai vous rappeler quelques éléments locaux, qui je l'espère vous convaincront de l'urgence de la question posée :

  • La région Centre est la deuxième région nucléaire du pays le plus nucléarisé du monde. Deux incidents majeurs ont eu lieu à Saint Laurent, dont le plus grave qu'ait jamais connu notre pays. Du plutonium a été rejeté dans la Loire de 1969 à 1985, et aucune précaution n’a alors été mise en place pour protéger la population. Ce n’est qu’en 1988 que cette situation a été révélée.

  • Les réacteurs de Saint Laurent ont été mis en service en 1981, au départ pour 20 ans. La centrale de Fessenheim, la plus vieille de France, située en zone de risque sismique moyen, tourne encore, et le petit réacteur de Brennilis en Bretagne, qui devait servir de modèle d'un démantèlement rapide, est toujours en place, et le coût de ce chantier est sans cesse réévalué à la hausse, comme celui de l'EPR.

  • Nous subissons déjà les conséquences durables de l'industrie nucléaire : 400 m3 de liquides radioactifs se déverse chaque jour dans la Manche, les déchets s'empilent sur des sites qu'il nous faudra surveiller pendant des centaines d'années. A Saint Laurent, plusieurs milliers de tonnes de déchets sont ainsi entreposés à proximité de la Loire.

  • Les centrales rejettent quotidiennement des éléments radioactifs dans les fleuves, comme le tritium, un élément cancérigène et mutagène avéré, et nous sommes particulièrement concernés par ces rejets, puisque nous buvons à Blois l'eau de la Loire.

 

Fukushima a remis en lumière le risque technologique majeur que représente l'énergie nucléaire. Véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus des populations qui vivent dans les régions où les centrales sont implantées, et au-dessus des travailleurs du nucléaire. Une menace qui pèse non seulement sur nous, mais que nous faisons peser sur les générations qui viendront après nous. Mesdames messieurs les élus, cette question est grave, cette question est urgente, il faut sortir de la folie nucléaire.

François Thiollet

 

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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 11:51

Intervention et discussion au cours du conseil communautaire du jeudi 16 décembre 2010

Dans la liste des délibérations du dernier conseil d'agglo, la 2010/370 évoquait la vente d'une parcelle sur la zone de développement de l'Ardoise à Cour-Cheverny au profit de la société Néolux, actuellement installée "provisoirement" (c'est le mot utilisé dans la délibération) au Breuil. J'ai profité de cette délibération pour interpeler les élus, et notament Michel Fromet, vice-président en charge du développement économique et conseiller général, sur la pertinence des projets du Conseil général pour le Breuil.

   Premièrement, on peut s'interroger sur la volonté de déménagement d'une entreprise déjà installée là-bas vers l'agglomération blésoise. La délibération répond partiellement à cette question dans ses attendus : "Néolux (...) souhaite acquérir un terrain dans une zone d'activité qui lui permette d'asseoir un développement rapide et pérenne dans un environnement conforme à son image "développement durable" ". Je laisse le lecteur tirer lui-même les conclusion de cette formule, mais moi j'en comprend que Le Breuil ne permet pas un développement rapide et pérenne et correspond mal (ou pas assez) à une image "développement durable".

    D'autre part, Agglopolys a plutôt intérêt à se pencher sérieusement sur la question, car le développement d'une zone d'activité au Breuil aura forcément des conséquences sur le territoire de l'agglomération. Outre la légitme interrogation sur l'implantation d'une zone industrielle à l'écart des zones urbaines de Blois et Vendôme, alors que ces deux villes disposent déjà d'un nombre non négligeable de friches, une zone dont l'expansion se fera forcément au détriment de terres arables très fertiles alors qu'on connaît les effets négatifs de la pression foncière et de l'urbanisation sur le monde agricole et les enjeux de la protection de ces espaces agricoles, il est nécessaire qu'Agglopolys adopte une position claire sur ce sujet et agisse en conséquence.

   Plusieurs élus après moi sont intervenus dans le même sens, en général pour exprimer leur scepticisme par rapport au Breuil, pas toujours, mais en tout cas tous d'accord pour demander la tenu d'un débat et l'adoption d'une position commune sur ce sujet. La réponse de Christophe Degruelle a répondu a cette attente, le président s'est engagé à ce que le sujet soit débattu afin qu'Aggloplys puisse adopter une position, sans toutefois indiquer d'échéance.

  Le plus intéressant a été la réponse de Michel Fromet, qui a expliqué être favorable au projet du Breuil, qu'il considère "utile" pour le département. Lui et les élus socialistes ont d'ailleurs soutenu l' aquisition de 30 ha de terrains supplémentaires au conseil général. Son explication a été la suivante : ces terres sont dans le prolongement de la zone actuelle, à droite de la route, cette acquisition ne porte donc pas atteinte à l'espace agricole, situé de l'autre côté. Il n'a malheureusement pas indiqué dans quel sens il fallait interpréter gauche et droite, et je n'ai pas eu l'occasion de lui demander si le conseil général faisait la différence entre des terres agricoles utiles et inutiles selon qu'elles sont situées à gauche ou à droite de la route.

 

François Thiollet.

 

PS : le conseil général a adopté son budget à la mi décembre, projet du Breuil inclus, avec l'abstention, bienveillante, des élus socialistes.

 

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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 10:45

 

Intervention au conseil municipal du 13 octobre à propos de la patinoire temporaire

*Le titre évoque la réponse faite à cette intervention par l'adjoint au sport, qualifiant ainsi nos propos  "innacceptables dans cette assemblée".

 

M. le maire,

certaines personnes trouveront sans doute que cette intervention est secondaire, inutile, voire à côté de la plaque. Pourtant je crois, j'espère, que nous partageons tous ici deux idées simples :

  • faire des économies d'énergie, pour réduire notre impact sur le climat c'est bien

  • faire des économies tout court, pour réduire limiter notre impact sur nos contribuables, c'est bien aussi

L'installation d'une patinoire temporaire nous est présenté aujourd'hui comme un principe acquis, dont acte. On nous soumet les tarifs, et nous veillerons tous à ce que cela coûte le moins possible à ceux qui en profiteront. Pour la collectivité, nous dépenserons environ 80 000 € pour un mois de glisse. Voilà pour le coût financier (sans compter la mobilisation des agents de la ville je suppose). Mais nous ne paierons pas que cela : nous dépenserons allègrement des quantités notables d'énergie1, nous utiliserons joyeusement des fluides réfrigérants toxiques et polluants2 et nous déverserons gaiement des quantités astronomiques d'eau potable pour maintenir quelques centimètres de glace... et de plaisir. Les enfants, les jeunes, les blésois, tout le monde aime ça.

La question que nous devons nous poser est la suivante : comment concilier notre plaisir et notre responsabilité ? Vous me direz que c'est comme pour les feux d'artifices, une dépense de « prestige », sauf que l'impact écologique d'une demi-heure de feux d'artifices est bien moindre qu'un mois de patinoire artificielle. De plus, si je ne connais pas à ce jour d'alternatives pyrotechniques, il existe des alternatives à la patinoire de glace qui sont bien plus intéressantes pour notre budget et notre planète. Je ne ferai pas ici la publicité des patinoires synthétiques, P. Candelloro fait ça mieux que moi. Je ne vous énumérerai pas la liste des communes ayant adopté cette solution qui permet d'offrir une patinoire aux habitants non seulement à Noël, mais à n'importe quel autre moment de l'année.

Si les enjeux du réchauffement climatique n'étaient pas si graves, à constater le paradoxe de cette situation qui consiste à produire du CO2 pour conserver la glace d'une patinoire alors qu'ailleurs c'est ce même CO2 qui fait fondre nos glaciers, on pourrait tous bien rigoler. Choisir aujourd'hui de changer de logique, choisir la créativité, l'imagination, pour des activités et des animations moins polluantes mais tout aussi joyeuses, c'est possible, c'est indispensable.


François Thiollet


1Pour une patinoire de 300 m2, c'est entre 2600 et 5200 kw/mois, soit l'équivalent d'une centaine de frigos en continu

2Notamment du glycol ou de l'ammoniac, selon les installations

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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 22:10

 

Le regard que porte la société sur la jeunesse est paradoxal : d'un côté « la jeunesse » incarne un idéal du beau, du moderne que relaient sans complexe les marchands d'objets superflus et de temps de cerveaux disponibles pour vendre de la crème anti-ride, de la malbouffe ou des téléphones high tech. De l'autre « les jeunes », ceux dont parle les fait divers : violents, dépressifs, immatures, inconscients, blasés...etc...

 

Cette vision contradictoire a des conséquences fâcheuses sur la société. D'une part on assiste à une logique répressive visant à contenir une jeunesse dangereuse : caméras, couvre-feux, prisons, voire même l'intedictiond'accès à la citoyenneté pour certains mineurs. D'autre part, une fuite en avant consumériste et hédoniste, la recherche permanente du plaisir immédiat pour chacun, en cash ou à crédit.

 

Ces mauvaises réponses apportées à la jeunesse laissent de côté des problèmes fondamentaux : sous prétexte de modernité, d'adaptation, on précarise à tour de bras les jeunes générations. Les difficultés d'accès au logement, à la santé, au travail rencontrées par de nombreux jeunes sont aujourd'hui compensées par les solidarités familiales, et par leur adaptation à un mode de vie précaire, mais pour combien de temps ? Je ne sais pas quelle est la capacité des jeunes génération à transformer le monde dans ces conditions, la question que je me pose aujourd'hui est plutôt la suivante : quelle est la limite de ces générations pour subirce monde ?

 

Il est donc de notre devoir à tous, ce n'est pas seulement celui des parents ou de l'école, de faciliter l'intégration des jeunes dans la société. C'est notre intérêt que de s'adresser à la jeunesse, s'il on veut partager nos valeurs et préparer notre avenir commun. Écouter et tenir compte de l'expression des jeunes est indispensable si l'on veut arriver à construire une société qui mélange les générations plutôt que de les opposer.

 

La modeste ambition de ce premier forum est celle-là : offrir à la jeunesse blésoise, un espace de valorisation de ce qu'elle sait faire de bien ; donner aux jeunes blésois l'occasion d'exprimer des avis sur des sujets qui les concernent ; se rencontrer, s'amuser, discuter, réfléchir et faire la fête, ensemble.

 

La jeunesse n'est pas un problème. C'est une ressource inépuisable (et renouvelable).

 

François Thiollet

 

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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 10:00

  • Intervention à propos du voeu pour le soutien à Aung San Suu Kyi

 

 

Monsieur le maire,

Je voudrais profiter de l'occasion pour saluer le travail acharné de nos dirigeant, notamment dans ce combat pour la démocratie. Je rappelle qu'en août dernier, en réponse à la nouvelle condamnation de Aung San Suu Kyi. Nicolas Sarkozy a réclamé deà l'UE de "nouvelles sanctions" à l'encontre de la Birmanie touchant "tout particulièrement" les ressources qu'elle tire de "l'exploitation...du bois et des rubis". Un geste fort, qui pénalise tous les consommateurs de rubis que nous sommes. Notre président à malencontreusement négligé dans sa demande le gaz et le pétrole, deux matières premières négligeables qu'exploite Total en Birmanie, et qui rapportent à la junte au pouvoir 141 millions d'euros par an. Il ne faut bien sûr pas avoir de positions dogmatique à ce sujet, et on peut s'en remettre au réalisme et à la bonne foi de l'entreprise en la matière :

« La carte des gisements d’hydrocarbures dans le monde ne coïncide pas avec celle des régimes démocratiques ». « Partout où le Groupe est présent, il a pour objectif de réaliser des projets économiques rentables dans le respect des lois locales et internationales applicables, et en conformité avec son propre Code de Conduite. Total (...) souhaite contribuer au développement économique et social et à la protection de l’environnement dans tous les pays où elle se trouve. »

Le principal sous-traitant en effectifs de Total sur place est l'armée birmane, qui recourt rgulièrement au travail forcé. En 2006, Total a indemnisé huit victimes de ces mauvais traitements mettant un terme à une procédure instruite contre lui au tribunal de Nanterre pour crime de séquestration, la qualification en droit français du travail forcé.

 

Monsieur le maire, il se trouve que nous n'avons pas les moyens de Nicolas Sarkozy, mais il se trouve que la ville de Blois elle aussi verse indirectement chaque année son pécule à ceux qui opprime Aung San Suu Kyi, puisque Total est notre principal fournisseur de produits pétroliers. Nous pouvons agir. Au moins, dans un premier temps, en interpelant officiellement et publiquement notre fournisseur sur ses activités en Birmanie, d'autre part en se penchant sur nos marchés publics : nous ne pouvons malheureusement pas intégrer le respect des droits de l'homme dans nos appels d'offre (incroyable, non ?), mais nous pouvons sans doute agir pour endiguer au maximum, si ce n'est TOTALement la part de ceux qui cautionne l'une des pires dictatures de cette planète.

 

François Thiollet

*la Fédération internationale des droits de l'homme estime à 141 millions d'euros par an les royalties versés par Total à la junte birmane

 

 

  • Intervention à propos du nouveau règlement des crèches

 

Monsieur le maire,

Rééquilibrer les situations en fixant pour tous un maximum de 9 semaines de vacances, sous-entend comme une évidence qu'au-delà de cette quantité raisonnable, la crèche n'est plus un mode de garde adapté. Il se trouve que la plupart des personnels de l'éducation nationale bénéficient de 2 mois de congés supplémentaires, c'est à dire 16 semaines. Ce privilège peut être vu comme intolérable par tout bon républicain qui se respecte, à qui il semblerait normal de rétablir une justice sociale en obligeant ces familles à laisser leurs enfants à la crèche même quand ils sont disponibles pour s'en occuper ! Ces familles auront évidemment le choix d'aller faire garder leurs enfants ailleurs, partout où l'on voudra bien d'eux, et la ville aura le plaisir de libérer une place pour un autre enfant, plus assidu. On peut je pense d'ailleurs aller plus loin en se demandant s'il est bien raisonnable de confier nos propres enfants à ces privilégiés qui connaissent si mal le sens de la valeur travail.


Un autre choix était possible. Si rééquilibrage il fallait, il aurait pu être placé sous le signe du respect de l'ensemble de ces personnels, en reconnaissant le fait que ces deux mois correspondent à une période chômée contrainte, revoir par exemple le montant des salaires sur les 10 mois restant, les titulaires ayant des revenus annualisés. Cette solution revient financièrement quasiment au même pour eux (+20 %), mais les enfants n'auraient au moins pas à subir cette logique du remplissage : si leurs parents ont la possibilité de les garder avec eux sur cette période, pourquoi le leur refuser ?

 

Il y a un moment ou la logique de l'optimisation des structures et du personnel devient contradictoire avec quelques principes de base de l'éducation et du service public de la petite enfance.

 

Nous nous sommes abstenus sur ce vote.

 

François Thiollet

 

 

 

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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 09:42

 

Discours de présentation de Tirs d'ailleurs, le 9 mai 2010 à la Halle aux grains

 

En 1939, ils étaient près de 400 000 « indigènes » dans les rangs de l'armée française. Quand on est allé les cherché, on ne leur a pas demandé s'ils parlait la langue, si leur père était polygame ou si leurs sœurs était voilées. La France avait besoin de soldats, quitte à envoyer des ses gendarmes pour convaincre ces jeunes d'aller défendre « leur pays », cette République dont ils n'étaient pour la plupart même pas citoyens. Et ils se sont battus, et ils sont morts. A 20 ans, à peine plus âgés que les jeunes qui vont se produire devant vous ce soir.

Merci à tout ceux qui ont permis la réalisation de ce spectacle de nous offrir l'occasion de connaître l'histoire de ces hommes. Ce travail est utile à notre mémoire de blésois, à notre mémoire de citoyen. On espère que la chance qui nous est donnée de vous voir pourra profiter à d'autres, je pense tout particulièrement aux jeunes de notre ville. La flamme de la mémoire, comme celle de la résistance, ne doit pas s'éteindre.

Je crois que pour notre ville, et pour notre pays, ce que montre la réalisation de tels spectacles, c'est que pour transmettre, il faut permettre. On n'impose pas des valeurs parce qu'elles sont les notres, on partage des valeurs parce qu'elles sont justes. La puissance des mots liberté, égalité, fraternité, c'est qu'ils sont universels. Partout et toujours, ce sont ces valeurs qui nous ont permis, qui nous permettront de vivre dignement.

 

François Thiollet

 

http://www.dailymotion.com/video/xd4seq_tirs-d-ailleurs_creation

Revue de presse :

http://www.blois.maville.com/actu/actudet_-%E2%80%9C-Tirs-d%E2%80%99ailleurs-%E2%80%9D-touche-en-plein-c%C5%93ur-_loc-1369245_actu.Htm

Par fée verte - Publié dans : interventions
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